Ouvrir d’autres perspectives

Ouvrir d’autres perspectives
L’espace public, par l’entremise de nombreux média, est saturé par des expressions sur la guerre, les guerres, les questions de défense, de réarmement… occultant les problématiques sociales et sociétales pourtant vives dans notre pays. Le cœur des débats se situerait donc dorénavant sur une « économie de guerre » désirée par Macron pour répondre aux enjeux géopolitiques en espérant créer une forme d’unité nationale. Quand, depuis 2017, tout a été fait pour fracturer la société française, recréer du lien social pour refaire société doit passer par de toutes autres mesures.
Développer les services publics, protéger chaque citoyen avec une protection sociale de qualité incluant les retraites, offrir des perspectives d’avenir aux jeunes… telles devraient être les ambitions poursuivies par nos gouvernants. Au lieu de cela dans une lignée Trump / Musk, les services publics continuent à être démantelés, les formations universitaires attaquées, le pouvoir d’achat des fonctionnaires rogné comme dernièrement avec la couverture maladie baissée de 10%, etc.
Les coûts de l’économie de guerre
Augmenter le budget dédié à la défense pour le porter à 5% du PIB reviendrait à rechercher entre 50 et 80 milliards d’euros et aurait de fortes conséquences, une nouvelle fois, sur les services publics. Il nous faut sortir de la logique du « soit l’un, soit l’autre » et aller chercher les moyens là où ils se trouvent… N’oublions pas que la France est le deuxième pays exportateur d’armes, que le CAC 40 a battu des records, que les grands groupes s’enrichissent toujours plus, ainsi que les grands patrons…
Pour une autre vision
Le contexte est anxiogène au plan international, la menace de la Russie de Poutine ne peut être niée, de même que l’impérialisme agressif des Etats Unis de Trump, mais d’autres guerres existent en France, une guerre de classe, une guerre économique, une guerre idéologique… Tout est guerre, alors cessons d’employer ce terme pour développer nos idées et revendications pour la paix, pour une société plus juste, plus égalitaire et plus solidaire.
Le moment de construire les mobilisations permettant de peser dans le débat public pour faire entendre un discours différent et plus engageant est venu et l’exemple de la grande réussite de la mobilisation pour le droit des femmes du 8 mars doit nous y encourager.
Benoît Hubert