Syndicalisme

SNUIPN : un syndicalisme FSU courageux et nécessaire

Enjeux 298 · 13 mars 2026

Face à l'entrisme de l'extrême droite dans la police, le SNUIPN porte un syndicalisme FSU attaché à l'État de droit et à la dignité professionnelle.

Comme s’il fallait une illustration supplémentaire de la pénétration des idées d’extrême droite parmi les effectifs de la Police nationale, le syndicat majoritaire Alliance a décidé d’en faire une démonstration à l’occasion de ses rassemblements du 31 janvier dernier. Sur les lignes de têtes de ceux-ci, des personnalités de premier plan de l’extrême droite se sont affichées. Quelques jours auparavant, fidèle aux valeurs du syndicalisme FSU qu’il développe dans la Police nationale, nos camarades du SNUIPN s’étaient exprimé·es pour faire tomber le masque de l’appel à ces rassemblements : « sous couvert de « soutien à la police », ces mobilisations véhiculent une vision dangereuse de notre métier : une police présentée comme assiégée, opposée à la population et affranchie de tout contrôle démocratique. Cette logique est à l’opposé des valeurs que nous défendons. Être un syndicat de police, ce n’est pas flatter les peurs ni instrumentaliser la colère. C’est défendre les policières et les policiers, leurs conditions de travail, leur sécurité et leur avenir professionnel, sans jamais remettre en cause l’État de droit. » Salutaire ! Quelques jours auparavant, après le décès d’El Hacen Diarra dans les locaux du commissariat du XXe arrondissement de Paris, intervenu suite à sa violente interpellation, le SNUIPN a tenu a rappeler « (…) avec force que la mission de la police nationale est de protéger la population dans le strict respect des principes républicains, de la dignité humaine et du cadre légal. (…) Nous affirmons clairement que demander la vérité et la justice n’est pas être « anti-police », c’est au contraire défendre une « police exemplaire, responsable, respectée et respectueuse. » L’offensive idéologique, politique et médiatique de l’extrême droite cherche à faire sauter les digues une à une, poussant sa stratégie d’inversion des valeurs aux fondements du pacte républicain. Les jours qui ont suivi le meurtre de Quentin Deranque, dans une rixe à Lyon, ont été de ce point de vue une leçon de choses montrant qu’aucun terrain ne doit être abandonné. Notre syndicalisme FSU a sa part de responsabilité dans la bataille contre ces idées nauséabondes. L’action syndicale du SNUIPN y participe, en totale cohérence avec sa défense des conditions de travail et de la dignité professionnelle des fonctionnaires de la Police nationale et du Ministère de l’Intérieur comme l’atteste l’action du lanceur d’alerte, le brigadier Amar Benmohamed contre les dérives racistes en son sein. Pour Unité et Action, le développement du SNUIPN est une nécessité !

Coralie Benech, Nicolas Wallet

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