Promouvoir le projet social de la FSU
Édito : face aux passages en force et à l'extrême droite, le syndicalisme doit porter un projet social alternatif à l'approche de 2027.

Quand le pouvoir se joue de la démocratie et use de tous les dispositifs et artifices pour la contourner, il ne fait que renforcer la rupture et le manque de confiance des citoyens avec le politique. Que ce soit à coup de 49.3 pour faire adopter les budgets ou encore dernièrement le retrait du projet de loi Yadan contre la promesse du gouvernement de proposer un texte similaire pour contourner le débat dans l’hémicycle suite à la pétition contre le projet qui a réuni plus de 700 000 signatures, tout est fait pour organiser des passages en force dans un contexte de minorité gouvernementale. Dans un monde en crise avec de nombreux conflits qui génèrent angoisses et incertitudes, ces comportements politiques, ces jeux politiciens doublés d’orientations néolibérales, d’une politique de l’offre qui plonge le pays et surtout une grande partie de la population dans des difficultés économiques sans précédent, offrent un marche pied aux forces réactionnaires et à l’extrême droite qui jouent de démagogie et de discours trompeurs pour se présenter comme seules alternatives crédibles à même de répondre aux aspirations des Françaises et des Français. Dans une telle situation et à l’approche des enjeux des présidentielles de 2027, le syndicalisme a la responsabilité de porter haut et fort ses revendications pour le monde du travail, pour la société, pour l’avenir. Un projet politique porteur d’alternatives réelles et d’espoir est plus que nécessaire et non le défilé des candidatures des un·es et des autres. Combattre les discours et les idées de l’extrême droite doit s’accompagner du développement d’un projet social syndical à porter auprès des partis politiques porteurs d’une orientation de transformation sociale progressiste.
Benoit Hubert, Nina Palacio


