Unité et Action : 50 ans de combat pour la transformation sociale
Pour le numéro 300, retour aux sources d'Unité et Action : un syndicalisme d'action, unitaire et indépendant des partis et du patronat.
À l’occasion du numéro 300 d’Enjeux, il importe de revenir aux sources de ce qui fait l’âme d’Unité et Action (UA). Né avec la volonté de construire une alternative unitaire et combative au sein de la FEN, notre courant n’a jamais séparé la défense des intérêts immédiats des personnels de la lutte pour une transformation profonde de la société. Notre histoire est celle d’un syndicalisme d’action, refusant la cogestion pour privilégier le rapport de force et l’indépendance vis-à-vis des partis politiques et du patronat.
Aujourd’hui, cette identité se nourrit des luttes contemporaines. UA porte un projet clair : un syndicalisme qui lie indissociablement justice sociale, écologique et féministe. Face à l’urgence climatique, notre exigence est une planification écologique et sociale, créatrice d’emplois utiles et garante des services publics. L’écologie n’est pas une option, c’est un levier d’émancipation.
Le féminisme structure notre action. Il ne s’agit pas d’un combat sectoriel, mais d’une vision globale : égalité salariale, revalorisation des métiers à dominante féminine, lutte contre les violences sexistes et sexuelles et parité réelle dans toutes les instances. De l’école à l’hôpital, UA défend un service public universaliste, laïc et gratuit, rempart contre la logique marchande.
À l’heure de la précarisation et des attaques contre les statuts, UA reste le garant d’une FSU unitaire, rassembleuse et combative, avec sa particularité de porter un syndicalisme « de métier ». Ce numéro 300 est un outil pour les camarades : comprendre notre passé pour renforcer notre action présente. Car notre boussole reste inchangée : l’unité des travailleuses et des travailleurs, seule force capable d’imposer la justice sociale et l’émancipation pour toutes et tous.
Rachel Schneider, Emmanuel Mercier, Valérie Poyet et Thierry Quétu