De la FEN à la FSU, longue vie à Unité et Action !
Présentation du dossier : pourquoi revenir, pour le n°300, sur le fonctionnement démocratique original du courant Unité et Action.

Pourquoi un dossier sur notre courant de pensée Unité et Action ? Loin de sombrer dans une logique nombriliste ou patrimoniale, il a semblé intéressant à l’équipe de rédaction, à l’occasion de la publication du numéro 300 de notre belle revue Enjeux, de revenir sur une réalité originale de notre fonctionnement démocratique, unique dans les organisations syndicales françaises, fondamentale dans notre conception de l’élaboration des mandats et des décisions mais, reconnaissons-le, souvent obscure aux yeux des adhérent·es voire même d’équipes militantes en permanent renouvellement. Ainsi ce dossier, et plus globalement ce numéro exceptionnel, se propose de contribuer à cerner l’identité, toujours en construction mais sur des bases immuables, de notre courant et à rappeler les raisons de ce fonctionnement en courants de pensée. Héritage d’une longue histoire, celle notamment de la FEN, et avant elle de la grande CGT d’avant-guerre, intimement liée aux aléas compliqués de la vie politique et sociale du pays, la pratique des courants de pensée pour être opaque n’en constitue pas moins une garantie de transparence des enjeux, et finalement d’indépendance. Plusieurs camarades, souvent en première responsabilité, nous expliquent comment, dans leur vie professionnelle et militante, ils ont connu cette orientation, et pourquoi elles et ils s’y sont retrouvé·es. D’anciens et d’anciennes secrétaires générales confrontent leurs analyses sur les spécificités du courant de pensée, et deux historiens nous rappellent ses racines, celles d’un courant de pensée qui s’est longtemps, par attachement à l’unité nécessaire du monde du travail, caractérisé par… l’hostilité à l’existence de courant de pensée… Bien sûr, en creux se dessinent nos spécificités vis-à-vis des camarades d’autres courant de pensée, sans jamais oublier que notre diversité constitue d’abord une source de richesse démocratique et donc d’attractivité pour les salarié·es que nous syndiquons. Mais toutes et tous partagent les objectifs de défense des intérêts matériels et moraux des salarié·es dans la perspective plus vaste de construction d’une société plus juste. Si ce dossier permettait à de nouvelles et nouveaux militant·es de mieux comprendre et de davantage partager nos valeurs et notre démarche, alors il n’aura pas été inutile.