Syndicalisme

Partages de parcours avec Unité et Action

Enjeux 300 · 4 juillet 2026

Pour le n°300, des militantes et militants racontent leur parcours et leur attachement à la tendance Unité et Action.

A l’occasion de ce numéro 300, l’équipe de rédaction d’Enjeux a décidé de donner la parole à quelques camarades militantes et militants, engagé·es auprès d’Unité et Action, pour qu’ils et elles nous racontent leur choix, leur relation à la tendance, leur parcours et, finalement, leur attachement à la tendance. Voici leur témoignage…

Mathilde Marnière, SD FSU 27

Militante à la FSU au sein de la FSU-SNUipp depuis ma première année de carrière, Unité et Action s’est imposée à moi naturellement, cherchant à représenter la profession, à porter des revendications partagées par tous et toutes et à les défendre par des modalités d’action reprises et amplifiées par nos collègues. Discussions, échanges vifs et animés me bousculent positivement dans mes pratiques et mon militantisme. C’est ce qui me nourrit chaque jour au sein d’UA pour porter un syndicalisme offensif et revendicatif fort.

Céline Pella, SD FSU 44

Depuis la rentrée scolaire 2001, je milite en Loire Atlantique : d’abord au SNES-FSU, puis à la FSU 44, dont je partage aujourd’hui le co-secrétariat avec un militant d’École Émancipée. Deux rencontres décisives m’ont ouvert les portes du syndicalisme et m’ont conduite, assez naturellement, vers la tendance Unité et Action. La première a été celle de la section syndicale du lycée La Colinière, où j’étais stagiaire. Une section très active, accueillante, respectueuse des avis des personnes présentes et soucieuse d’informer et de débattre, de construire collectivement les réponses locales, les interventions, les actions… Ce collectif ouvert et unitaire, animé par des militant·es Unité et Action, a été tellement riche et accueillant pour moi que l’adhésion au SNES-FSU est devenue évidente. Ma deuxième rencontre, l’année suivante, a été celle de Pierre et Dominique, venus animer une heure d’information syndicale dans mon lycée au moment des mutations intra. Leurs explications m’ont été indispensables pour faire correctement mes vœux. Leur discours syndical, qui défendait tous les personnels dans le respect des règles, ancré dans une vision politique, m’a séduite. Ils m’ont proposé de venir travailler avec eux au sein de la section départementale et j’ai franchi le pas. Je ne savais pas trop où je m’engageais, mais je n’ai jamais regretté ce geste, car je n’ai jamais arrêté le militantisme syndical depuis.

Solen Marche, SD FSU 23

Je suis syndiquée à la FSU-SNUipp depuis mon entrée dans le métier de professeure des écoles. Lorsque j’ai commencé à siéger, en tant que militante, en Conseil National, puis aux congrès, j’ai découvert l’importance et l’intérêt des tendances, leurs rôles et leurs différences. Ce qui est important pour moi, c’est d’être au plus près des préoccupations du terrain et de construire, avec les professions, des revendications dans lesquelles chaque personnel peut se reconnaître afin qu’elles puissent être portées collectivement : c’est la recherche de l’unité. Ensuite, vient le temps de l’action. Cette action, si elle est portée de façon unitaire par la plus grande majorité possible des personnels, a plus de chance d’être victorieuse. Et comme la capacité d’agir de notre fédération dépend de notre taux de syndicalisation, cette question doit être au cœur de nos préoccupations militantes quotidiennes. C’est ce que porte UA&ST, la tendance que j’ai choisie.

Nina Palacio, secrétaire nationale de la FSU-SNUipp

J’ai longtemps hésité à m’étiqueter dans une tendance de la FSU parce que j’avais été choquée par l’attitude de certains militants réduisant les prises de parole et les propositions de camarades à la seule appartenance tendancielle, une violence symbolique qui m’avait rebutée. Pourtant, mes expériences locales puis nationales m’ont fait changer de regard : j’ai découvert que les tendances constituent une richesse, de véritables laboratoires de pensée où s’élaborent des analyses diversifiées.

Si j’ai choisi Unité et Action, c’est par conviction que cette diversité nourrit le débat. Et au final, j’ai développé un attachement profond à la synthèse. C’est là, dans cet exercice intellectuel exigeant et audacieux que réside la véritable force du syndicalisme de la FSU : construire ensemble, au-delà des différences, une parole commune et transformative.

Valérie Poyet, co-sd FSU 68 (groupe d’animation UA FSU)

Comme beaucoup de syndiquées, ma prise de conscience des tendances ne s’est pas faite tout de suite. D’autant plus que dans ma section, personne ne parlait jamais des tendances et c’était un choix assumé. A sa création, les camarades en responsabilité avaient décidé qu’il n’y aurait pas de débat de tendance car l’urgence était ailleurs, fonder la section du Haut-Rhin. Ce statu quo a perduré très longtemps. A mon arrivée en 2010, il n’a jamais été question des tendances ou d’un quelconque positionnement. C’est à l’arrivée de mes premières élections internes au SNUipp que le questionnement est arrivé. Il fallait se positionner et j’ai commencé à m’y intéresser. Je crois que ce qui m’a frappé tout de suite, c’était l’importance pour la tendance Unité et Action de porter la parole du terrain. Tout au long de mes premières années de néo militante, j’avais à cœur de rencontrer les collègues pour construire avec elles et eux notre position, et ainsi les défendre en instance au plus proche de leurs revendications. C’est pour moi ce qui a toujours fait sens dans mon militantisme et dans mon appartenance à UA. Rachel Schneider, secrétaire nationale de la FSU-SNUipp, secteur éducatif (groupe d’animation UA FSU)

Pourquoi « Unité et Action » ? Mes débuts en tant qu’enseignante en Seine-Saint-Denis m’ont bien aidée à choisir la tendance qui était très largement majoritaire dans ce département… J’ai ainsi été formée et encouragée par des camarades ancrés dans leur métier et dans leur identité professionnelle autant que dans leurs valeurs et leur acharnement à faire avancer l’égalité réelle. Je crois qu’au début, ma participation au conseil syndical m’était simplement nécessaire pour supporter l’étendue de la misère vécue par des familles et des élèves, par la violence des inégalités visibles depuis l’école. Mais très vite, l’exigence de construire les mobilisations nécessaires les plus massives possibles avec nos collègues, le fait de ne jamais tricher dans les débats même quand les situations étaient décourageantes, la conscience du temps long de nos combats m’ont fait vivre la réalité de plein pied, avec tou·tes mes camarades, et particulièrement celles et ceux de la tendance Unité et Action, qui m’a fait grandir !

Thierry Quétu, CFR Hauts-de-France (Groupe d’animation UA FSU)

Je me suis syndiqué au SNES-FSU très vite après mon arrivée dans l’Education nationale, J’ai été responsable de la section SNES-FSU dans mon lycée avant de prendre des responsabilités au niveau académique au SNES-FSU puis régional à la FSU. Au départ, j’étais dans la tendance Unité Action, la question ne se posait pas car les autres tendances n’étaient pas représentées dans mon lycée. Quand j’ai participé aux instances académiques et aux congrès du SNES-FSU, ce que portait Unité et Action était en accord avec mes convictions. Par la suite, notre positionnement sur un syndicalisme de lutte et de transformation sociale à vocation majoritaire a pris tout son sens lors des différentes mobilisations comme celles de 2003. Discuter avec les collègues, les militant·es, écouter leurs attentes, définir ensemble des actions au sein de mon lycée et les porter au niveau départemental et académique en accord avec notre vision de l’Éducation et au-delà des services publics, c’est ma vision de ma tendance, de mon syndicat, de ma fédération. Un autre apport de la tendance UA FSU, c’est aussi le travail de remue-méninges s’appuyant sur un travail de recherche et sur des militant·es impliqué·es dans de nombreuses questions autant sociétales que liées à mon métier d’enseignant.

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