De Ceuta aux forêts qui brûlent
Édito : des jeunes forçant la frontière de Ceuta aux incendies qui ravagent l'hémisphère nord, une même origine, le capitalisme.

Quoi de commun entre des milliers de jeunes garçons et filles qui forcent la frontière espagnole de la minuscule enclave de Ceuta et les feux qui ont ravagé tant de milliers d’hectares en France comme dans toute l’Europe et une grande partie de l’hémisphère nord ?
Le sentiment du monde qui tremble sur ses bases, d’un monde qui devient fou, d’un monde qui ne dégage plus aucune certitude.
Une évidence toutefois s’impose : le désespoir des un·es et le dérèglement climatique ont la même origine.
Celle d’un capitalisme qui depuis presque maintenant un demi-siècle a repris la main, sa marche en avant dans la quête sans fin du profit, au profit d’inégalités de développement croissantes et de déprédations sans précédent sur le patrimoine commun que constitue la nature.
L’irresponsabilité, voire la complicité, des gouvernements libéraux face à ces phénomènes qui n’ont rien de naturel nourrissent la tentation du repli, du chacun pour soi, de la peur de l’Autre.
Mais rien n’est joué. Les peuples ne se laissent pas faire. Et là où ils le peuvent, ils continuent à se mobiliser pour défendre les libertés, les droits sociaux, l’égalité et la dignité de chacun·e.
La misère n’a rien d’irrémédiable, la transition climatique peut être canalisée, et le fascisme combattu et vaincu.
Comme à chaque fois dans son histoire, le syndicalisme français de lutte et de transformation sociale sera fidèle au rendez-vous.
Benoit Hubert, Nina Palacio

